souffrance au travail

Comment prévenir les cas de souffrance au travail ?

Qu’est-ce que la souffrance au travail ? Cet état a été longtemps considéré comme un tabou passé sous silence. Aujourd’hui, on commence à aborder ouvertement cet état d’épuisement général que connaissent les employés et qui est souvent lié à leur environnement professionnel. Essayons alors de comprendre comment évaluer et prévenir les risques de souffrance en entreprise et l’intérêt d’une formation souffrance au travail.

Qui est le principal responsable de la souffrance au travail ?

Lorsqu’on parle de responsabilité, on fait allusion à la personne physique ou morale qui doit détecter les risques psychosociaux et entamer une démarche de prévention. Dans un premier temps, il est important de savoir qu’il s’agit bel et bien d’une obligation patronale. En d’autres termes, l’employeur est l’unique responsable de la santé et sécurité de ses employés comme le stipule l’article L4121-1 CT.

Ainsi, il est de son devoir de protéger la santé mentale et physique des salariés en identifiant les facteurs qui peuvent mener au surmenage et au stress. Rappelons que les cas de violence au travail sont plus fréquents qu’on ne le pense et que les employés sont souvent soumis à une pression professionnelle qui peut vite se répercuter sur leur bien-être et sur leur productivité. Le patron est alors tenu pour responsable pour la qualité de l’environnement de travail au sein de l’entreprise. Même s’il n’a pas commis, lui-même, un écart de conduite qui a impacté ses employés, il doit réagir en conséquence et prendre les bonnes mesures de sécurité.

Plus encore, la loi oblige le chef d’entreprise à intervenir sans attendre que la situation se complique et devienne plus difficile à gérer. Ainsi, un plan de prévention doit être mis en place notamment dans le cadre d’un programme de lutte contre les soucis qui peuvent représenter une menace pour les salariés. Notez qu’il s’agit d’une démarche officielle au cours de laquelle il faut fournir des documents comme le document unique d’évaluation des risques.

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3 symptômes alarmants : l’anxiété, le harcèlement, l’agression verbale

Pour prévenir les risques au travail, il faut tout d’abord en être parfaitement conscient. Parmi les symptômes les plus courants auxquels on doit attirer l’attention pendant une formation souffrance au travail, on peut identifier 3 signes à ne pas prendre à la légère :

  • L’anxiété : Ce sentiment commence lorsqu’on ressent de la peur à l’idée de se rendre au bureau. Cela peut s’aggraver avec le temps et se traduire par une anxiété aiguë. Vous avez un nœud à l’estomac. Vous tremblez. Votre rythme cardiaque s’accélère, et dans certains cas, c’est une véritable crise de panique.
  • Le harcèlement : Harcèlement moral ou sexuel, cela correspond à une situation où le supérieur hiérarchique exerce une forme de contrôle sur le salarié. Celui-ci se retrouve alors entre deux feux : affronter son agresseur et risquer son post ou se taire et risquer sa santé et sa dignité. Le harcèlement peut alors conduire à des états d’irritabilité, d’isolement et, dans certains, cas de dépression.
  • L’agression verbale : Ce problème est le résultat d’une interaction malveillante entre l’employeur et l’employé ou entre 2 employés. Lorsque les menaces et les insultes sont courantes, l’atmosphère professionnelle devient source d’angoisse et de frustration. Le taux d’absentéisme augmente, ce qui ne profite à au salarié ni à l’entreprise.

Santé au travail : Prévention des risques professionnels

Même si les risques professionnels sont subtils et difficiles à détecter, l’employeur est tenu de mettre en place un plan d’action mûrement réfléchi afin de créer un environnement rassurant propice à l’épanouissement. Les possibilités étant nombreuses, nous allons évoquer les plus simples à appliquer :

  • Proposer des activités divertissantes et reposantes : De plus en plus d’entreprises proposent des ateliers gratuits pour consolider les liens entre les employés et les amener à se détendre lorsque le rythme de travail devient accablant. Parmi ces activités, on peut citer des massages, des sorties éducatives, des soirées privées, un club de yoga…
  • Installer une cellule psychologique : Il est important pour les employés d’avoir quelqu’un vers qui se tourner lorsqu’ils sont confrontés à des situations conflictuelles ou qu’ils n’arrivent pas gérer le volume du travail. Avec une cellule psychologique, l’entreprise peut offrir un accompagnement sur mesure pour sortir d’un état de stress, par exemple, avant que ce sentiment ne s’amplifie.

Faire appel au CHSCT pour la prévention des risques au travail

En France, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail est une institution qui défend les intérêts des employés dans le cadre de l’entreprise et devant l’administration publique. Le CHSCT possède toutes les prérogatives pour lancer des questionnaires sur la souffrance endurée par les salariés aussi souvent que nécessaire. Dans les cas les plus sévères, elle a aussi le droit de mener une expertise qui sera entièrement financée par l’employeur.

Selon l’article L4614-12 du Code du travail, il y a toujours la possibilité de faire appel à un expert agréé suite au constat d’un risque jugé d’une grande gravité. Même si l’employeur a déjà pris les mesures de prévention nécessaires, il est toujours plus approprié de demander l’intervention du CHSCT à partir du moment où les conditions légales sont réunies. Ainsi, vous avez la garantie que l’enquête sera menée en toute autonomie, ce qui permet d’obtenir des résultats encore plus efficaces.